Ma chronique de L’enfance attribuée de David Marusek au Belial’

Bonjour à tous,

Je poursuis mes chroniques sur mes lectures récentes de SF et ici il s’agit de nouveau d’une des novellas de la collection Une Heure Lumière aux éditions du Belial’ puisque je vais vous parler de L’enfance attribuée de David Marusek.

Il s’agit d’une réédition car le Belial l’avait déjà publiée en 1999. De plus, et ça a son importance, les éléments d’intrigue initiés dans ce texte a servi de base à deux romans qui en développe l’univers : Un paradis d’enfer et Mind over ship (non traduit en français).

 

Résumé : « Le 30 mars 2092, le ministère de la Santé et des Affaires sociales nous délivra un permis, à Eleanor et moi. Le sous-secrétaire d’État à la Population nous fit part de la nouvelle avec les félicitations officielles. Nous étions abasourdis par tant de bonne fortune. Le sous-secrétaire nous invita à contacter l’Orphelinat National. Dans un tiroir se trouvait un bébé à notre nom. Nous étions fous de joie. »
En cette fin de siècle surpeuplée, quand les traitements anti-vieillissements rendent chaque individu virtuellement immortel, avoir un enfant relève du luxe le plus extrême. Sam Harger, artiste spécialisé en design intérieur, ne s’attendait pas à tant de bonne fortune lorsqu’il rencontra l’ambitieuse Eleanor Starke. Couler le parfait amour, puis obtenir l’autorisation d’avoir un bébé… une chance inouïe pour le couple, qui ne cache pas son bonheur. Mais dans ce monde surveillé à l’extrême, dominé par l’informatique et les intelligences artificielles, est-on jamais à l’abri des bugs ?

 

Cette novella m’a véritablement frappé par la densité des idées de science-fiction dont elle regorge. Immortalité, IA, nanotechnologie, colonisation spatiale, pandémie sur terre, guerres et villes protégées… À chaque page nous découvrons un futur complexe avec des technologies qui ont bouleversé le rapport à la vie et à la mort mais qui, d’une certaine façon, restent assez logiques et cohérentes avec l’évolution de la science aujourd’hui. L’immersion dans la novella est donc intense mais celle-ci frappe par sa plausibilité quand on prend chaque élément individuellement.

J’ai eu d’autant plus envie de poursuivre ma lecture qu’autant de proximité dans les aspects de SF me donnait envie de savoir comment ce futur était venu à se réaliser, ainsi que les conséquences à plus long terme. Je n’ai également eu de cesse de m’interroger sur le titre. Celui-ci parait évident avec l’idée que le couple de héros se voit autorisé à avoir un enfant, mais au fur et à mesure de la novella j’ai eu de plus en plus l’impression que c’était les êtres humains, immortels donc insouciants, entourés de joujoux technologiques, à se faire des coups bas, qui étaient cette enfance dont parlait le titre.

Cependant, bien que d’un très haut niveau, cette novella m’a laissé un goût de trop peu (compréhensible quand on voit que deux romans suivent) et l’intrigue m’a paru un peu à deux vitesses, avec un début assez lent qui raconte la rencontre et la vie de couple des héros Sam et Eleanor, puis une fin accélérée quand on leur annonce qu’ils se sont vus attribuer un enfant. Je pense que j’ai aussi lu cette novella juste après Acadie (toujours dans la collection UHL au Belial’) et que j’en avais un peu soupé du héros taciturne et bougon, ce qui a fait que j’ai eu très peu d’empathie pour Sam.

Malgré cela, c’est une novella de pure SF que je recommande fortement, portée par une plume fluide et une richesse de thématiques tout simplement impressionnante.

 

D’autres chroniques chez Les lectures du Maki, Lorhkhan, La bibliothèque d’Aelinel, Au pays des cave trolls, Just a world

 

 

 

 

2 réflexions sur “Ma chronique de L’enfance attribuée de David Marusek au Belial’

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