Le comble pour un écrivain …

Depuis le premier jour où j’ai reçu chez moi la version brochée de mon roman Noosphère, j’ai énormément de mal à le tenir entre les mains. Non pas qu’il me brûle les doigts car je suis immensément fière et émue du résultat de tant de travail mais je suis terrifiée à l’idée de l’ouvrir, de lire une phrase au hasard, puis de me dire pendant toute la nuit « j’aurai pu écrire ça d’une meilleure façon, j’aurai pu utiliser un autre synonyme, j’aurai pu ci, j’aurai pu ça …. » et en perdre le sommeil.
Donc quand je l’ouvre pour le dédicacer je prends bien soin de n’ouvrir que la première page avec le titre, et si quelqu’un veut me montrer un passage ou me pose une question et qu’on doit regarder dans le texte, je respire à peine, je deviens livide, je demande à mes yeux de voir sans lire, à mon cerveau de comprendre sans réfléchir, à ma plume d’accepter sans vouloir corriger.
Bien étrange comble pour un écrivain de ne pas être capable de lire le livre qu’elle a écrit.

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